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À
l’aube du sens : la parole à l’enfant
sous la direction de Denise
Bass
avec Pascale Mignon, Christian Nain, Arlette Pellé
Le mouvement de politique culturelle en direction des tout-petits
né dans les années 80 a permis d’intensifier
les actions en faveur des enfants de familles défavorisées.
Comment, dans certains lieux, le projet légitime de réduire
les inégalités s’est-il parfois traduit
par la volonté que tous ces petits enfants reçoivent
la même parole au même moment, gommant ainsi très
tôt les différences culturelles ?
Dans cette même décennie s’est développée
une autre parole, celle de la télévision qui elle
aussi est une voix unique s’adressant à tous indifféremment.
Très curieusement, c’est à cette même
époque que les messages de psychanalystes célèbres
(Dolto, Winnicott ou d’autres plus récents) ont
favorisé la création d’un espace de parole
vraie dans les relations adultes-enfant. Mais quelle valeur
ont-ils lorsque, en se médiatisant, ils deviennent pure
injonction : “Il faut parler aux enfants !”
A l’origine du langage, il y a la langue de l’autre,
la langue maternelle. Comment l’enfant, à la différence
de Narcisse qui se prend pour sa propre image, qui n’entend
que son propre écho, pourra-t-il “prendre”
la parole et dire “je” ?
Pour le tout-petit, la parole le fait “un” tout
en lui permettant de se séparer, la parole crée
de la vie, mais parfois elle tue. Dans les lieux de soins, le
thérapeute devra faire venir la mémoire de cette
parole de vie ; l’écoute est aussi une parole.
Alors qui parle à l’enfant, pour lui dire quoi
?
Et qu’est-ce qui lui parle donc ? la langue, la voix,
l’intonation, l’intention ?
Entre l’espace sonore dans lequel la mère et l’enfant
n’ont pas encore besoin de mots, et l’espace-crêche
où le petit pourra partager des expériences émotionnelles
avec des professionnels, quel imaginaire viennent livrer ces
étrangers comédiens, conteurs, musiciens…
?
Comment ces différentes paroles à l’enfant
- familiales, culturelles, sociales - peuvent-elles se rencontrer
pour prendre sens ?
T A B L E D E S M A T I E R E S
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Avant-propos
Denise Bass |
Ouverture
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D’une voix à l'autre...
paroles entrecroisées à l’écoute
des bébés
Brigitte Lallier-Maisonneuve et Laurent Dupont |
Introduction
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Du silence à la magie
des mots dits aux bébés
Patrick Bensoussan |
1 - Il faut parler aux enfants, oui mais pour dire quoi
?
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Il faut parler aux enfants
! Comment peut-on l’entendre aujourd’hui ?
Laurence Gavarini |
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Les mots, si on en parlait
(La parole qui rassemble, la parole qui sépare)
Pascale Mignon |
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Les enfants ne doivent pas
tout savoir !
Serge Lesourd |
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Dire, quoi dire, comment le
dire...
Dominique Ratia-Armengol |
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Au risque des mots
Jocelyne Lamalle |
2 - De l’autre côté du miroir
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Narcisse et Echo
Traduction du texte d'Ovide |
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Pour parler, il faut être
trois
Henri De Caevel |
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De l’objet transitionnel
à l’objet culturel
Marie-France Castarède |
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Accueillir l'imaginaire, cela
ne se fait pas sans mal
Arlette Pellé |
3 - S’échapper du comm’un, un risque
à prendre
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A propos des émissions
de télévision pour enfants
Elisabeth Baton-Hervé |
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Du gommage des différences
culturelles
Catherine-Juliet Delpy |
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L’invitation à
parler
Mohand Chabane |
4 - Expériences
INTRODUCTION
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Des éveils culturels
aux apprentissages précoces
Martine Glaumaud-Carré |
DU CÔTÉ DES ARTS
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Le théâtre et
les professionnels de la petite enfance
Pascale Mignon |
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Sous le soleil exactement
Philippe Molino et Gilbert
Trem |
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L’espace est une parole
Didier Heinz |
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L’éveil culturel,
une histoire de regard
Michel Grandaty |
DU CÔTÉ DES PRATICIENS
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La parole au quotidien dans
l’espace PMI
Denise Godard, Janine Da
Cunha et Brigitte François |
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Un espace vide pour penser
: l’espace psychique
Françoise Dissez |
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La double parole dans certaines
familles étrangères
Maryse du Souchet-Robert |
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Protéger les enfants
des mots comme des coups, travail d’un lieu d’accueil
parents-enfants
Monique Valentino |
Conclusion
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Arlette
Pellé et Christian Nain |
Annexe
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Poèmes argentins |
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