| RENSEIGNEMENTS PRATIQUES Lieu : Paris Prix : 100 € (avant le 30 juin 2010 : 90 €) télécharger le programme et le bulletin d’inscription Autres informations : contactez le GRAPE |
Jamais
tranquilles avec les bébés… ni avec les plus grands ! Journée
d'étude sur la petite enfance
Le 30 septembre 2010 au CEDIAS Paris
Si le temps d’une rencontre demande de la disponibilité, de l’ouverture vers l’imprévu et l’inattendu, y aurait-il également quelque chose qui précède cette rencontre ? Quelque chose qui pourrait s’apparenter au trac ? Quelque chose qui mette en “intranquillité” ? Quelque chose qui provoque de l’angoisse ? Quelque chose qui “pulse” pour s’y risquer ? Sans doute pourrait-on reconnaître, là, une marque du désir. Le tout-petit enfant vit avec plaisir et intérêt la nouveauté lorsqu’elle s’inscrit dans du ritualisé, dans du familier, lorsqu’elle ne bouleverse pas sa continuité d’existence. Le rituel favorise des acquisitions, permet la création, mais qu’en est-il pour l’adulte ? Comment peut-il résister au piège des automatismes d’où le sens s’est égaré ? Il est certes important d’être bien “chez soi”, d’être suffisamment “tranquille” pour accueillir l’autre, mais pourtant quel déplacement opérer pour qu’il y ait du mouvement possible dans la rencontre et ne pas s’enfermer dans une routine qui ferait dire “Laisse-moi tranquille !”. Qu’expriment ces bébés qui ne nous laissent jamais tranquilles, ces bébés qui ne parlent pas, qui pleurent et ne peuvent s’apaiser, ou bien ces plus grands qui délaissent leur parole et parfois agissent violemment ? A qui s’adressent-ils et quelle parole leur adresser, à eux qui, quelquefois, nous font perdre nos repères et nous plongent dans une forme d’impuissance ? N’est-ce pas au nom des repères que nombre de protocoles sont instaurés dans les structures de la petite enfance ou chez les assistantes maternelles et familiales, au moment de l’accueil de l’enfant et de ses parents, aux temps de “l’adaptation”, à l’heure de la séparation, des retrouvailles, ou encore celle de l’endormissement et des activités ? En quoi ces pratiques émanent-elles de la capacité d’invention non seulement des professionnel(le)s mais aussi des enfants ? Leur constance, voire parfois leur rigidité, n’affaiblirait-elle pas les ressources créatives des uns et des autres ? Quel espace l’institution et son projet collectif peuvent-ils garantir pour que les professionnel(le)s, en ne se satisfaisant pas de normes (économiques, éducatives…), s’aventurent sur les chemins de l’innovation par leur parole et leurs actes ? Alors, pouvons- nous penser l'intranquillité autrement que comme un chaos, tel un signe de la rencontre avec l'autre qui n'a pas le même désir que moi ? S’il est question de subjectivité, est-il ainsi possible de travailler avec les enfants, petits et plus grands, “en toute tranquillité” ?
M A T I N 8h45 - Accueil Isabelle Ferment-Lhuillier, directrice du Grape 9h - Introduction de la journée 9h15 - Les visages de l’intranquillité Bertrand Ogilvie, philosophe 10h - Intermède 10h15 - L’inquiétude nécessaire au grandir d’un enfant Sylviane Giampino, psychanalyste 10h - Pause 11h30 - Ce que le bébé dit à la cantonade, sommes-nous prêts à l’entendre et à le recevoir ? Graciella Crespin, psychanalyste A P R È S - M I D I 14h - Intermède 14h15 - (titre à définir) Karine Métayer, UNIOPSS 15h - On n’est pas sous les cocotiers Cécile Herrou, directrice d’établissements d’accueil petite enfance A.P.A.T.E 15h45 - Pause 16h - Intermède 16h15 - Une suffisamment bonne intranquillité pour exercer Martine Maurice, éducatrice de jeunes enfants, chef de projet Petite Enfance, Sevran (93) 17h - Clôture Isabelle Ferment-Lhuillier, directrice du Grape |